Au cours de la dernière année, les travailleuses et travailleurs au Canada se sont battus pour faire progresser les emplois et ils ont réussi. Unifor était au cœur de cette bataille.

La campagne pour un salaire minimum de 15 dollars et l’équité en Ontario n’est qu’un exemple du grand rôle joué par les militantes et militants d’Unifor.

En novembre dernier, les travailleuses et travailleurs de l’Ontario ont obtenu une série de changements attendus depuis longtemps en vue d’améliorer les normes d’emploi. Le 1er janvier, le salaire horaire minimum a augmenté à 14 dollars de l’heure et sera rehaussé à 15 dollars en 2019.

Pour les 20 000 membres et plus d’Unifor travaillant dans le secteur du détail, ces améliorations auraient dû avoir lieu depuis bien longtemps.

C’est un grand progrès pour les travailleuses et travailleurs du détail mal payés qui ont des horaires irréguliers et occupent souvent un emploi à temps partiel contre leur gré.

Les gains ne sont pas survenus en une nuit. Comme tous les progrès pour les travailleuses et travailleurs, il a fallu beaucoup de travail, de persistance et d’action collective. En janvier 2015, lorsque le gouvernement libéral de l’Ontario a commencé à examiner les normes minimales du travail, les syndicats ont collectivement lancé la campagne de lutte pour un salaire minimum de 15 dollars et l’équité.

Unifor a participé autant à la lutte législative pour des emplois décents qu’à la campagne pour un salaire minimum de 15 dollars. Bien que les changements visaient principalement les travailleuses et travailleurs non syndiqués, le syndicat s’est impliqué parce que la lutte pour un travail décent et des emplois de qualité est au cœur des objectifs mis de l’avant lors de la création d’Unifor. Toute personne en âge de travailler a le droit à un emploi de qualité.

Naureen Rizvi, directrice de la région de l’Ontario d’Unifor, affirme que l’objectif est d’améliorer la vie de tous les travailleuses et travailleurs et notre solidarité l’a emporté.

Bien que les travailleuses et travailleurs peuvent célébrer en Ontario, il reste un écart flagrant entre le salaire minimum des différentes provinces. La Nouvelle-Écosse était loin derrière avant d'annoncer une hausse de 15 cents en février, portant ainsi le taux horaire minimum à 11 dollars. À la suite de ce petit changement, c’est au tour des travailleuses et travailleurs de la Saskatchewan de se retrouver au dernier rang avec un salaire minimum de 10,96 dollars de l’heure, le plus bas au Canada.

Mais il y a des signes d’espoir pour les travailleuses et travailleurs à faible revenu ailleurs. Les Albertains vont gagner 15 dollars de l’heure à compter du 1er octobre 2018. Les Britanno-Colombins sont coincés à 11,35 dollars en ce moment, mais leur salaire va augmenter à 12,65 dollars le 1er juin 2018 et des hausses annuelles ont été annoncées en février afin de porter le salaire minimum à 15,20 dollars d’ici 2021.

En plus de ses efforts d’action politique, Unifor a aussi fait des gains à la table de négociation. Par exemple, en 2015, le syndicat a réussi à négocier un rajustement salarial automatique dans l’éventualité d’une hausse du salaire minimum provincial. Cette mesure a été appliquée chez Servantage en Colombie-Britannique, une entreprise de services de nettoyage pour les immeubles et dans toutes les épiceries en Ontario où les employés sont représentés par Unifor. Les travailleuses et travailleurs à temps partiel ont aussi reçu la garantie d’une hausse du nombre d’heures payées par année, ainsi que des journées de préavis additionnelles pour les horaires.

Bien que ces gains soient importants, la lutte pour un travail décent et un salaire minimum de 15 dollars est loin d’être terminée. Des entreprises, comme les franchises de Tim Hortons, cherchent à retirer des avantages aux travailleuses et travailleurs pour neutraliser ces gains. Or, en réponse à ces tentatives, la population a très fortement réagi et exprimé un vaste appui à l’égard des travailleuses et travailleurs.

La montée de colère à l’endroit des employeurs milliardaires qui accordent la priorité à leurs marges bénéficiaires plutôt qu’à des emplois décents nous donne espoir. La tâche du syndicat est de traduire cet espoir en action et cela exige une riposte constante, de la solidarité et des interventions d’Unifor.

 

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